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Lamina1 : vers un métavers ouvert et vertueux

9 novembre 2022

temps de lecture 3 minutes

avatar-auteurCanelle de Balasy

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Si le métaverse constitue bien la suite logique d’internet, obéira-t-il toujours pour autant aux règles du Web2 ? Sera-t-il lui aussi soumis à l’économie de l’attention et à l’exploitation des données personnelles pour le seul intérêt d’une poignée de plateformes monopolistiques ? Ces questions, l’équipe de Lamina1 a décidé d’y répondre en prenant les devants sans attendre. Leur pari est de taille : imaginer et concevoir l’infrastructure d’un métaverse ouvert, décentralisé et interopérable qui profiterait avant tout à celles et ceux qui le construisent et l’utilisent.

 

C’est quoi le projet ?

 

En 1992, l’auteur de science-fiction Neal Stephenson publie “Le Samouraï Virtuel” (Snow Crash, en anglais), son roman le plus connu. Il y dépeint, dans un futur proche et dystopique, un monde virtuel parallèle qu’il nomme “Metaverse”. La contraction de “meta” (au-delà, en grec) et de “universe” (univers, en langue anglaise) lui permet, à défaut d’un meilleur terme, de mettre en scène un réseau mondial numérique auquel les personnages accèdent en réalité virtuelle. Le livre raconte l’histoire d’un petit groupe de hackers talentueux aux prises avec un magnat ayant découvert le moyen de contrôler l’esprit humain. Au début des années 90, et alors qu’Internet est encore balbutiant, Stephenson a déjà tout compris des batailles sur le point de se jouer dans le nouveau monde numérique.

En octobre 2021, Facebook se renomme Meta et présente sa nouvelle stratégie : construire un monde virtuel “palpable” dans lequel ses utilisateurs et utilisatrices pourraient travailler, jouer, consommer. À mesure que “Metaverse” devient le nouveau buzzword du monde de la tech, Stephenson assiste avec dépit à l’appropriation de son néologisme par le type même d’entreprises assoiffées de croissance qu’il pourfendait dans “Le Samouraï Virtuel”. Dans plusieurs interviews, Neal Stephenson adopte une position critique, bien que mesurée, vis-à-vis des projets de métaverses des grands noms de la tech.

 

 “Je ne crois pas que la plupart des gens accéderont au métaverse avec un casque ou des lunettes”(…) Il n’est pas possible d’imposer des normes de façon efficace du haut vers le bas – il faut les rendre ouvertes et cultiver le sens communautaire.

Neal Stephenson, pour  Fast Company.

 

L’écrivain s’est donc allié avec un vétéran du Bitcoin, Peter Vessenes, co-fondateur, entre autres, de la Bitcoin Foundation en 2012, pour créer l’infrastructure d’un métaverse libre et ouvert : Lamina1. L’objectif : bâtir l’armature d’un internet immersif délivré des géants monopolistiques de la technologie. 

En quoi ça pourrait être révolutionnaire ?

 

Avec Lamina1, Vessenes et Stephenson comptent faire en sorte que les créateurs puissent, à l’aide notamment des technologies blockchain, se réapproprier les outils de création, conquérir une liberté créatrice la plus grande possible, tout en se rémunérant à leur juste valeur. 

 

Le public, lui, conserverait la maîtrise de ses données personnelles et profiterait des avantages d’un environnement plus ouvert et interopérable. Cerise sur le gâteau, Lamina1 devrait aussi être négatif en carbone. Il fallait bien la réunion de deux utopistes, l’un venant de la science-fiction, l’autre des idéaux cypherpunks du bitcoin, pour donner naissance à un tel projet.

 

Quelle techno ?

 

Dans un premier temps, l’équipe derrière Lamina1 a choisi d’utiliser Avalanche, une blockchain à preuve d’enjeu (proof-of-stake, en anglais) qui, si l’on en croit le livre blanc de Vessenes et Stephenson, réunit les caractéristiques de scalabilité, robustesse et respect de l’environnement nécessaires au projet. Tous les autres outils de Lamina1 se développeront ensuite à partir de cette première brique, en s’inscrivant strictement dans les standards ouverts du Metaverse Standard Forum.

 

Et après, ça sert à quoi ? 

 

Dans son livre blanc, l’équipe de Lamina1 explique qu’une communauté libre d’innover et d’échanger donnera forcément naissance à une économie du métaverse florissante. 

 

En offrant une grande capacité d’action, de propriété et de confidentialité aux créateurs, qu’ils soient artistes et développeurs, mais aussi aux usagers, Lamina1 compte faire de l’internet palpable de demain un monde sans murs ni gardiens. Si l’on ne sait pas encore quelle forme concrète prendre le métaverse de l’écrivain, ni via quelles plateformes il sera accessible, l’objectif est clair : créer un métaverse qui appartient réellement à ses utilisateurs. 

 

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