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Idée reçue : la crypto c’est un monde d’hommes

22 septembre 2022

temps de lecture 3 minutes

avatar-auteurChloe Bellanca

Lorsqu’on mélange deux milieux historiquement masculins (la finance et la technologie), on peut s’attendre à un résultat qui s’apparente à un « boys club ». Mais les femmes n’ont pas l’intention de regarder passer la révolution de la finance décentralisée depuis le siège passager.

 

Dans les directoires des start-ups de la crypto (et plus généralement du Web3), des hommes partout, et pour la plupart occidentaux. 20 après la révolution du Web 2.0, portée par des ingénieurs masculins bercés par la philosophie de la Silicon Valley – Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Steve Jobs, Elon Musk, Bill Gates, pour ne citer qu’eux… – est-on en train de reproduire la même erreur : une technologie qui se veut ouverte mais construite seulement par une petite portion de la société ?

 

Au regard des chiffres, les choses bougent. En 2021, une enquête américaine faisait savoir que les hommes investissent deux fois plus que les femmes dans les crypto-actifs (16% contre 7%). Mais si les femmes ne se sont pas encore lancées dans le grand bain, elles n’en testent pas moins l’eau. Selon une étude publiée en 2022 par Gemini, 47% des personnes «crypto-curieuses » sont des femmes. En France, près de la moitié (45%) des investisseurs crypto sont des femmes. De même, selon une étude réalisée par BlockFi en janvier 2022, près de 45% des femmes interrogées disaient savoir comment acheter de la crypto, soit deux fois plus que lorsque la question leur avait été posée six mois plus tôt.

 

Dépasser la culture « tech bro »

 

Les femmes ont bien compris qu’il ne fallait pas rater le train de la révolution crypto ; et les leadeuses du domaine ont décidé d’embarquer avec elles les plus néophytes. Ainsi, on a vu se développer de nombreuses chaînes et newsletters pour vulgariser les mécanismes de la finance décentralisée et ses assets. En France, Caroline Jurado avec Les Cryptos de Caro, Amandine Claude pour La Mineuse, ou encore Inès Rubix, fondatrice de ZoneBitcoin, un blog dont l’objectif est de démocratiser la connaissance des cryptomonnaies, mènent la danse. Dans le monde anglophone, le média The Women of Crypto, fondé en décembre 2021, réunit déjà 44 700 followers sur Twitter. 

Des initiatives qui, sans reprendre le côté rose bonbon associé à certains comptes comme Crypto Besties, cherchent à déconstruire les codes d’un monde opaque où il faut savoir pour faire partie du club. « Il y a des codes très particuliers, tout le monde est anonyme, tout est en acronyme, partageait ainsi Caroline Jurado à L’ADN. Et puis il y a un élément de FOMO très important : si tu n’es pas là depuis 2017, alors tu es nul. » Sans surprise, une fois la barrière de la culture « tech bro » brisée, les femmes s’impliquent et se passionnent.


Les médias et grands événements ont eux aussi retenu les leçons du passé : de la conquête spatiale à l’avènement de l’informatique, les femmes étaient là. Seulement, l’histoire a tendance à les effacer. En 2022, on a plus à cœur de rendre visibles les grandes figures féminines du domaine. Pour la France, Claire Blava, cofondatrice de Blockchain Partner, désormais Directrice Blockchain & Cryptos chez KPMG France est l’une des meilleures expertes sur le sujet ; Sajida Zouarhi, ingénieure blockchain a mis en place un programme de mentoring crypto ; et Giulia Mazzolini est la directrice de Bitpanda. À l’étranger, Maliha Abidi et sa collection de NFTs Women Rise rencontrent un succès important ; Cleve Mesidor dirige la Blockchain Foundation tandis que Laura Shin, ancienne journaliste de Forbes, s’est spécialisée dans les cryptos et y a consacré un podcast, Unchained, téléchargé plus de 15 millions de fois. 

Des efforts sont évidemment encore à faire pour atteindre la parité. Mais lorsqu’on connaît l’importance de la représentativité, on peut espérer que la prochaine génération du Web sera à l’image de la société à laquelle elle aspire : paritaire et multiculturelle.

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