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Idée reçue #1 : La crypto, c’est que pour les geeks.

5 juillet 2022

temps de lecture 3 minutes

avatar-auteur Chloe Bellanca

A chaque innovation technologique, c’est la même ritournelle : commentateurs et experts font preuve d’incrédulité, avant que la démocratisation des usages ne modifie en profondeur un secteur. Et les cryptos ne font pas exception. 

La révolution crypto est en marche : d’après le cabinet KPMG,, 8% de la population française possède des cryptos. Dont 40% de femmes. Autre signe d’un avenir radieux pour l’internet décentralisé : les détenteurs de crypto sont en majorité constitués de jeunes de moins de 35 ans (48%). Enfin, 30% de la population française envisagerait d’investir dans un crypto-actif, qu’il s’agisse d’une cryptomonnaie, d’un NFT ou du jeton d’une dAPP, ces applications décentralisées qui fonctionnent de façon autonome sur une blockchain, comme un logiciel sur un système d’exploitation mais sans intermédiaire. 

Cette démocratisation se vérifie aussi dans les usages du quotidien : parmi les navigateurs Internet les plus en vogue, Brave se taille une part de plus en plus conséquente, et permet à l’usager peu technophile de découvrir le web3.0, de façon similaire au portefeuille Metamask, porte d’accès à la majeure partie des dApps Ethereum et désormais disponible sur mobile.

Cet intérêt croissant signale une perception plus positive de cette nouvelle classe technologique. Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi. 

Un Bitcoin longtemps confiné dans l’obscurité

Dès l’introduction du concept de Bitcoin en 2008 par son anonyme créateur Satoshi Nakamato au sein de la liste de diffusion des cryptographes, c’est l’incrédulité qui prédomine. Au départ, seule une poignée de technophiles ont contribué à le développer : des profils brillants, mais peu connus du grand public. Son créateur rechigne alors à l’idée de populariser l’ invention : en 2010, alors qu’une partie de la communauté réclamait à Wikileaks l’ouverture des paiements en Bitcoin, Satoshi Nakamoto écrit son désarroi : “J’appelle Wikileaks à ne pas l’utiliser. Bitcoin est une petite communauté toujours en gestation (…) Les réactions que vous susciteriez nous détruiraient probablement à ce stade.” 

La cryptomonnaie va dès lors surtout émerger sur le deep web, cet Internet non indexé. Comme beaucoup à cette époque, Peter McCormack l’utilise pour des transactions illicites : en l’occurrence, il s’y procure de l’huile de cannabis pour sa mère en fin de vie. Depuis, l’ancien publicitaire est devenu blogueur et trader. En 2019, lors d’un crash des cours, il perd son million de dollars de gains accumulés. Aujourd’hui, l’homme est toujours un fidèle du Bitcoin, et reconnaît que l’écosystème actuel est bien plus accessible qu’auparavant. 

“Les premières étapes restent difficiles car Bitcoin n’est pas simple à comprendre, nous précise-t-il, mais il y a plus d’outils disponibles aujourd’hui et l’expérience utilisateur a largement progressé. Lorsque Internet est arrivé, il y avait aussi une courbe d’apprentissage et c’est devenu plus simple. Bitcoin, c’est pareil, à la différence près que si vous faites une erreur, vous pouvez perdre beaucoup d’argent.” Pour éviter ce type d’écueil, Coinhouse propose des solutions d’investissement, accompagnée d’une expertise et surtout d’un suivi au service de ses clients. 

Des mèmes et des NFT pour les gouverner tous

 

Depuis 2017 et l’apparition des premières dApps (applications décentralisées) sur Ethereum, on constate l’émergence de projets plus grand public, notamment à travers les NFT. Après Cryptokitties ou Cryptopunks, d’autres acteurs ont largement contribué à populariser le Web3 auprès du grand public : c’est notamment le cas du français Raphaël Mallavieille, cofondateur des NFT World of Women avec sa compagne et artiste Yam. Certaines pièces de cette collection se sont échangées à plus de 120 000 euros et ont notamment séduit les actrices Eva Longoria ou Reese Witherspoon. “Irréel”, nous confirme Raphaël . L’entrepreneur reconnaît pourtant qu’en 2018, alors qu’il travaillait “dans une boite de la tech”, il était “totalement contre l’usage des serveurs pour miner des Bitcoins”. C’est en 2021 que pour promouvoir l’œuvre de sa compagne, il s’intéresse aux NFT. Depuis, 

leur collection contribue à sensibiliser un public plus féminin, longtemps resté à l’écart de ces sujets du fait d’une certaine toxicité inhérente au milieu. “La féminisation du secteur se constate notamment sur TikTok, confirme Laurence Allard, maîtresse de conférences en sciences de la communication, qui relève que “sur ce réseau social, ce sont davantage des influençeuses qui vont développer ce type de contenus.” 

En France, “8% de la population possède des cryptos, selon le cabinet KPMG”.  Dont 40% de femmes. Autre signe d’un avenir radieux pour l’internet décentralisé : les détenteurs de crypto sont en majorité constitués de jeunes de moins de 35 ans (48%). Une démocratisation qui se vérifie aussi dans les usages du quotidien : parmi les navigateurs Internet les plus en vogue, Brave se taille une part de plus en plus conséquente, et permet à l’usager peu technophile de découvrir le web3.0, de façon similaire au portefeuille Metamask, porte d’accès à la majeure partie des dApps Ethereum et désormais disponible sur mobile.

À l’heure où l’on écrit ses lignes, Raphaël Mallavieille s’apprête quant à lui à prendre l’avion pour rejoindre Madonna à New York. La Reine de la Pop collabore avec l’équipe de World of Women. La crypto n’est définitivement plus réservée aux geeks. 

 

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