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Maîtriser – L’interopérabilité sur les réseaux blockchain

6 septembre 2023

Temps de lecture 4 minutes

Canelle de Balasy

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Utiliser les smart contracts Ethereum et la finance décentralisée présente un certain nombre d’avantages, notamment en termes de revenus potentiels. Le problème est que les smart contracts Ethereum ne fonctionnent que sur la blockchain Ethereum. La situation est similaire pour les autres blockchains. On peut dire en fait que chaque réseau fonctionne en vase clos, incapable de communiquer avec les autres. Cependant, certains projets visent à lever cette limitation. Examinons en détail comment.

 

Idéalement, on aimerait pouvoir utiliser ses bitcoins sur les applications de finance décentralisée Ethereum, ou profiter des dernières innovations sur des blockchains comme Solana (achetez du SOL avec Coinhouse) ou Avalanche. Le premier projet d’envergure à travailler dans ce sens a été lancé par l’entreprise Bitgo, visant à permettre l’utilisation de bitcoins sur la blockchain Ethereum à travers un actif appelé wBTC.

 

Voici comment cela fonctionne : un investisseur se connecte à la plateforme et demande à échanger des bitcoins contre des ethers. La plateforme lui fournit une adresse Bitcoin sur laquelle les envoyer. En échange, la plateforme génère pour l’investisseur des jetons ERC20 sur la blockchain Ethereum, appelés wBTC ou wrapped Bitcoin, qui sont envoyés sur son portefeuille Ethereum. Les bitcoins envoyés sont séquestrés par la plateforme, garantissant ainsi la valeur des wBTC émis. À tout moment, les investisseurs ont la possibilité d’échanger à nouveau les wBTC contre des Bitcoins. Les wBTC sont alors détruits, et l’investisseur récupère les bitcoins correspondants.

 

Il n’est pas nécessaire que ce soit la même personne qui effectue l’opération en retour, car le premier investisseur peut avoir vendu ses wBTC. L’important est la notion de convertibilité. Une fois les wBTC en possession, ils peuvent être utilisés dans n’importe quel smart contract Ethereum qui les accepte, au cours natif de Bitcoin.

 

Ces applications sont communément appelées des “bridges” car elles agissent comme des ponts entre différentes blockchains normalement isolées. Il en existe actuellement des dizaines, augmentant ainsi la liquidité sur un nombre toujours croissant de réseaux.

Le problème de l’interopérabilité est-il résolu ? Pas vraiment. Les bridges présentent au moins deux désavantages majeurs. Le premier est qu’ils représentent une cible attrayante pour les hackers, plusieurs faillites retentissantes ayant déjà eu lieu dans ce domaine.  En 2022, plus de 2,5 milliards de dollars ont ainsi été volés sur des bridges, dont trois cas avec plus de 500 millions volés : Ronin, PolyNetwork et BSC Bridge.

 

Le second problème est celui de la confiance. Le collatéral étant sous le contrôle direct de la plateforme, la sécurité ne peut jamais être assurée à 100%. Si pour le moment, aucun problème de ce genre n’a été recensé, il n’est pas à exclure.

 

Des projets comme Polkadot ou Cosmos ont été créés pour aborder nativement la communication entre blockchains.

 

Polkadot utilise un système de “parachains” pour connecter différentes blockchains. Les parachaines sont des blockchains indépendantes qui peuvent être connectées à la blockchain principale de Polkadot, appelée la Relay Chain. Les parachains peuvent être utilisées pour implémenter différents types d’applications, telles que des contrats intelligents, des applications décentralisées et des chaînes de données.

 

Le mécanisme de Polkadot est construit sur un système de consensus basé sur le vote. Les parachains sont sélectionnées pour être connectées à la Relay Chain par un processus de vote. Les parachains qui reçoivent le plus de voix sont connectées à la Relay Chain et peuvent commencer à transférer des actifs et des données.

Cosmos utilise un système de zones pour connecter différentes blockchains. Les zones sont des blockchains indépendantes qui peuvent être connectées à la blockchain principale de Cosmos, appelée la Hub Chain. Les zones peuvent être utilisées pour implémenter différents types d’applications, comme sur Polkadot.

Le mécanisme de Cosmos est basé sur un système de consensus basé sur le Cosmos SDK. Les zones qui sont connectées à la Hub Chain sont sélectionnées par un processus de consensus. Les zones qui respectent les règles du Cosmos SDK sont connectées à la Hub Chain et peuvent commencer à transférer des actifs et des données.

Sont-ils la solution au problème de l’interopérabilité ? Pas encore. Ces projets se sont limités à des blockchains peu connues et n’ont pas encore déployé de connecteurs vers des blockchains majeures comme Bitcoin et Ethereum. Avalanche supporte nativement Ethereum mais n’a pas encore prouvé son utilité à travers d’autres connecteurs.

 

En 2023, l’interopérabilité entre blockchains reste un défi. Les bridges existent, mais présentent des problèmes de sécurité. Les blockchains dédiées à l’interopérabilité n’ont pas encore tenu leurs promesses. Lorsqu’un projet réussira ce tour de force, il pourrait devenir essentiel sur le marché et sa valeur augmenter considérablement. C’est donc un domaine à surveiller de près.

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